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Production agricole  : défaut de gestion d’espace

Les ménages agricoles constituent la majorité de la population active et représentent très peu d’emplois salariés. La structure du PIB est restée quasi inchangée depuis plusieurs années. L’Onu estime le PIB agricole à 27% du PIB global et la filière riz, dont la culture constitue la première activité économique en termes de volume, occupe la première place.

Parmi ces ménages agricoles, 87% soit environ deux millions d’entre eux pratiquent la riziculture irriguée sur plus de 1,2 million d’hectares de superficie, soit près de 60% des surfaces occupées par la riziculture en général. Cependant l’agriculture pratiquée est traditionnelle et peu intensive, donc de faible rendement. Les cultures vivrières, plus dominantes, sont en majorité autoconsommées, à l’exception du riz pour les moyens et les grands exploitants qui disposent d’un surplus de production. Les cultures de rente et les cultures d’exportation, destinées à la commercialisation, sont de faible proportion. Les légumes et les fruits constituent des activités d’appoint, génératrices de revenus. Et certaines zones rurales connaissent une saturation foncière, propice à des mouvements de migration.

Défaut de transformation

Malgré une certaine abondance des produits notament en période de récolte, ceux-ci ne font l’objet d’aucune transformation, ni même de conservation. Les filières sont peu organisées et notamment en aval, il existe très peu d’entreprises agroalimentaires, et même si la production de céréales a progressé depuis plusieurs années, l’offre reste insuffisante par rapport aux besoins de la population malgache notamment dans certaines régions comme le Sud.

L’insuffisance des capacités de production à répondre aux besoins alimentaires de la population trouve son explication dans plusieurs facteurs, parmi lesquels on cite la faible productivité liée aux techniques traditionnelles,  le manque d’infrastructures de stockage des céréales pour se prémunir en cas de catastrophes naturelles, mais aussi les problèmes en termes de coûts de transport, les aléas climatiques qui sont difficilement maîtrisables et imprévisibles, mais il y aussi l’enclavement et l’inexistence de marchés pour s’approvisionner, ainsi que le problème d’accès au marché avec une situation d’oligopole entre les différents acteurs du marché des céréales.

L’exploitation des terres cultivables reste un enjeu important pour Madagascar qui est confronté à un problème de gestion des espaces agricoles disponibles.

Arh.

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