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Piéger à la nasse : un revenu d’appoint

Piéger des poissons à la nasse en cette saison de pluies est une source de revenus d’appoint, notamment en milieu rural. C’est un piège destiné à être immergé dans l’eau pour capturer le plus souvent des poissons. Il est en forme d’entonnoir avec une petite ouverture unique, constituant une sorte de cage. Selon les témoignages d’un piégeur, répondant au nom de Bruno, qui habite à Ambatomirahavavy, il suffit d’une journée d’activité pour que le prix d’une nasse soit amorti, à condition bien sûr qu’il y ait du poisson.

D’après lui, le métier fait vivre son homme. En utilisant simultanément une dizaine de nasses, il peut en une seule journée gagner 15 000 à 20 000 ariary. Et si la chance lui sourit, il lui arrive d’attraper des anguilles en sus. Comme une anguille se vend au moins à 6 000 ariary, c’est sûr que la recette sera bonne.

Si Bruno est piégeur de poisson, sa femme pour sa part est une artisane. En effet, elle tisse des nasses, non seulement pour les besoins de son mari, mais aussi pour vendre le reste au marché d’Alakamisy. Selon ses dires, elle réussit à en fabriquer une vingtaine en une semaine. Les éléments qu’elle utilise sont simples et presque sans coût, à savoir du fer extirpé d’un pneu usagé de camion pour l’ossature, du filin en nylon pour le tressage du corps, du bambou pour le châssis, du sachet en plastique noir pour protéger le fer contre la rouille, et du crin en nylon pour l’assemblage. Elle vend l’unité entre 1 500 et 2 000 ariary. En cette période, elle ne rentre jamais bredouille à la maison car il y a toujours des preneurs.

Sera R.

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