Flash
Préc Suiv

Nouvel an : place aux victuailles de la fête

Nouvel an : place aux victuailles de la fête

Bien que Nouvel an, par les temps qui courent ne rime pas toujours avec festin, les Malgaches, faute de grives se sont contentés de merles. En tout cas, chacun a pu manger à sa fin, qu’il soit nanti ou nécessiteux.

Autant que faire se pouvait, car il n’y a plus rien à dire sur l’effritement actuel du pouvoir d’achat des ménages, après les accessoires de mode et les jouets au cours de la fête de la Nativité, les foyers ont fait la part belle aux victuailles avec le peu d’argent qu’il leur restait.

En pareille occasion, avoir une dinde ou une oie au menu est l’idéal pour les foyers malgaches, aussi bien ruraux qu’urbains. Mais au vu des prix de ces volailles sur le marché, proposées à partir de 50 000 ariary, voire même 80 000, nombreuses mères de famille ont préféré ne même pas y penser. « C’est l’équivalent de 5 mois de facture d’électricité », a fait remarquer l’une d’elles. De ce fait, nombreuses mères de famille se sont rabattues sur les poulets de chair dont le kilo est cinq fois moins cher. Ceux qui en ont les moyens ont opté pour une poule ou un canard entier, l’essentiel est de marquer l’événement par un menu qui sorte de l’ordinaire. « L’important est d’avoir d’autres viandes au menu que l’habituel bœuf, poisson ou porc. Et à défaut de dinde, on se rattrape sur les entrées », indiquait l’une d’entre elles, qui était venue faire ses emplettes, hier matin au marché d’Analakely.

Les pâtes en entrée

Les pâtes alimentaires, à l’instar des spaghettis et des macaronis ont toujours la cote, accompagnées généralement de légumes. Sur les quelques mères de famille que nous avons interrogées, hier, presque toutes ont prévu ce genre de produit alimentaire dans leur menu. Seuls les ingrédients varient selon le pouvoir d’achat et le goût de chacun. Selon les témoignages d’un grossiste d’Anosibe, il arrive à en écouler 10 fois plus que d’ordinaire à chaque période de fête. Le prix d’un sachet de pâte alimentaire varie en général entre 700 et 3 000 ariary, selon la marque et le poids, et on peut dire qu’il est à la portée de toutes les bourses.

En tout cas, les lendemains ne chanteront pas dans chaque foyer après cette année charnière où l’inflation a atteint un summum. « Mais on garde le sourire et l’espoir malgré tout », soutiennent ces mères de famille.

Sera R.

 

Les commentaires sont fermées.