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Andriamandranto Ralison : « Le pays face à des incertitudes »

Andriamandranto Ralison : « Le pays face à des incertitudes »

 Sommet de la Francophonie, mise en vigueur de la loi de Finances, mise en œuvre de la décentralisation, relance de l’économie, autant de tâches qui attendent le pays pour cette nouvelle année.

Si certains sont optimistes, d’autres ne cachent pas leur inquiétude et incertitude pour l’avenir du pays, cela à l’instar du coordinateur de l’observatoire de la vie publique (Sefafi), Andriamandranto Ralison.

Une date est à retenir pour cette année, en l’occurrence celle de la tenue du XVIè sommet de la Francophonie, prévue du 15 au 20 novembre prochain. D’autres y croient, d’autres sont plus réticents. Mais avant cela, d’autres sujets préoccupent certains acteurs dont la mise en vigueur de la loi de Finances 2016 votée récemment. « Pour 2016, c’est la loi de Finances qui servira de cadre général aux actions du régime et aux activités socioéconomiques, avec quelques choix politiques et macro-économiques majeurs. Cependant, la traduction concrète de ce texte dans le quotidien des citoyens contribuables, ainsi que des entreprises et des communes qui croulent déjà sous les problèmes, se fera ressentir dans le courant du premier trimestre 2016 et ce sera douloureux », d’après le coordinateur du Sefafi, Andriamandranto Ralison, questionné sur ses perspectives pour la nouvelle année.

La décentralisation

D’ailleurs, à la lecture de la loi de Finances, Andriamandranto Ralison a pu constater que la décentralisation n’est pas réellemnet effective et que « la tendance du régime actuel va vers la centralisation, contrairement au principe constitutionnel de la décentralisation ». Ce qui est très grave, d’après lui. Il se demande d’ailleurs si pour cette année « les régions seront mises en place en tant que collectivités et cela dans un processus dépourvu de calculs politiques de la part des organisateurs des élections ».

Mais 2016 ne devrait pas uniquement être focalisée sur les affaires politiques puisque l’économie reste tout aussi importante, particulièrement le dialogue socioéconomique. D’après le coordinateur du Sefafi, « La tendance du régime est assez inquiétante. Elle est illustrée par le manque de volonté manifeste de mettre en place le Conseil économique, social et culturel, instance consultative de démocratie participative prévue par l’article 105 de la Constitution. Il n’y a rien à ce sujet dans la loi de Finances 2016 ». Cela d’autant plus que la société civile ne semble pas réagir. Mais pas seulement sur ce sujet puisque d’autres institutions de la quatrième République ne sont pas encore en place, à l’instar du Haut conseil pour la démocratie.

Tahina Navalona

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