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Anaclet Imbiki : « La décentralisation…devrait être une priorité »

Anaclet Imbiki : « La décentralisation…devrait être une priorité »

2015 n’a pas été prospère pour le pays. Le chef de l’Etat avait même parlé d’épreuves, cependant rien n’est perdu. L’ancien ministre de la Justice, Anaclet Imbiki donne son point de vue.

*Les Nouvelles : Comment avez-vous vécu l’année 2015 ?

-Anaclet Imbiki : « Plusieurs crises plus ou moins grave ont émaillé l’année 2015, pour ne citer que les problèmes au sein de l’Assemblée nationale. La Chambre basse a fait ce qu’elle devait faire mais avec le phénomène de transhumance, il y a eu la tentative de déchéance, puis celle de la motion de censure. Mais tout n’est pas perdu ».

*Comment voyez-vous ainsi la situation du pays pour l’année 2016 ?

-Il est grand temps à présent de mettre en place toutes les institutions du pays. La mise en place du Sénat permettra de renflouer les membres de la Haute cour de justice (HCJ). Il faudra également rappeler que le Haut conseil pour la démocratie n’est pas encore en place alors qu’il est nécessaire que toutes les institutions de l’Etat soient en place pour garantir la stabilité.

*Vous avez été parmi les législateurs du texte sur la nouvelle structure de la réconciliation, comment voyez-vous la suite du processus ?

-Les textes ont tous été amendés, d’ailleurs le véritable souci se situait au niveau de l’amnistie et de la réparation des victimes, mais à présent il semble que tout soit plus clair. La réconciliation devrait avancer. Cependant, des textes particuliers devraient être élaborés pour que la réconciliation aboutisse réellement, il s’agit entre autres du texte sur la refondation de la République qui a été souvent soulevé, celui sur l’économie ou encore la justice.

*Que pouvez-vous ainsi suggérer pour cette nouvelle année ?

-Tout d’abord, je pense que le Plan national de développement (PND) devrait être plus fonctionnel, particulièrement en matière de décentralisation. La décentralisation dans les provinces et les régions ne sont pas effectives alors qu’elle devrait être prioritaire. Il faut noter que le budget alloué à la décentralisation n’est que de l’ordre de 1 à 2% du budget de l’Etat. Ce n’est pas avec cela qu’on pourra développer le pays. Cependant, la politique devrait également être axée sur la lutte contre la corruption car toutes les institutions sont minées par le phénomène. Les discours ne suffisent pas pour lutter contre le fléau, mais il faut les accompagner par des actions.

Recueillis par Tahina Navalona

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