Vulnérabilité des exploitants agricoles : conservation international déplore l’absence de filets de sécurité

D’après les explications de Haingo Rajaofara, directeur du département Partenariat auprès de la Conservation InternationaleI, les petits exploitants agricoles malgaches font face à de nombreux risques qui compromettent leur sécurité alimentaire, leurs revenus et leur bien-être en général. Ces risques comprennent, entre autres, les cataclysmes naturels extrêmes (en particulier les cyclones et la sécheresse), l’irrégularité de précipitation, l’invasion des insectes ravageurs, les foyers de maladies et les mauvaises herbes (suite à des conditions climatiques particulières qui leur sont favorables), les pertes pendant la récolte et post-récolte et l’accès limité aux marchés.
Il faudrait donc que la Communauté internationale concentre d’urgence son attention à l’identification des mesures d’adaptation qui peuvent aider ces agriculteurs à réduire leur vulnérabilité aux risques agricoles et au changement climatique et à mieux faire face à leurs conséquences.

Diverses stratégies

Les petits exploitants agricoles utilisent différentes stratégies d’adaptation pour faire face aux risques sur la production agricole, la sécurité alimentaire et les revenus des ménages.
Il s’agit de consommer moins de nourriture, de changer les mets qui constituent le repas journalier, de cueillir des aliments sauvages dans les forêts communautaires pour compléter leur alimentation, d’emprunter de l’argent et de la nourriture aux parents ou amis, de vendre de petits bétails ou encore, de travailler comme ouvriers agricoles dans d’autres exploitations pour générer des revenus pour s’acheter de la nourriture. Peu d’entre eux reçoivent un soutien quelconque sous forme de filets de sécurité formels ou une aide de la part d’organisations locales ou nationales.
Conservation internationale a mené pendant deux ans un projet de recherche-action sur la « réduction de la vulnérabilité des petits exploitants agricoles aux risques liés à l’agriculture à Madagascar ». Financée par la Fondation Bill et Melinda Gates, cette recherche s’est basée sur une enquête auprès de 600 ménages de petits exploitants agricoles dans le Corridor Zahamena Ankeniheny (CAZ), le Complexe Mahavavy Kinkony (CMK) et la zone Nosivolo.
En effet, les communautés vivant autour des nouvelles aires protégées (Nap) jouent un rôle fondamental dans la conservation du capital naturel que représentent ces aires protégées. Des aires dont elles dépendent pour leur survie mais aussi pour leur bien-être. Une présentation des résultats de ladite recherche s’est tenue vendredi au Centre de presse Malagasy.

Imasindia

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